l’ambiance des rues animées du Marais, avec ses terrasses de café. Quelques musées, le Centre Pompidou,
la Place des Vosges et le marché Sainte-Catherine. L’accès rapide à la Seine, aux îles de la Cité et Saint-Louis,
en passant par l’Hôtel de ville vers la rive gauche des étudiants.

mon appartement parisien de la rue Bourg Tibourg, dans le 4e arrondissement. Il est minuscule et coquet.
Si petit que mes pas et mes gestes s’exécutent dans une organisation méthodique et un ralenti salutaire.

pianoter sur le digicode situé à la porte d'entrée, ramasser mes emplettes posées sur le seuil et pousser
d'un coup d'épaule la vieille porte bleue sculptée. Je me sens alors chez moi, je sens que Paris m'appartient.

traverser le couloir maussade pour me diriger vers une courette à ciel ouvert, puis tapoter d’un même manège
devant une lourde porte d'acier qui se verrouille rapidement  dès que je manque de vivacité !

grimper les quatre étages à pied. Le bois chantant des marches usées, la rampe superbe et la légendaire minuterie
française que j'actionne à mi-parcours pour éviter de me retrouver dans l’obscurité.

sourire dans le noir devenu familier en tâtonnant jusqu’au bidule mural qui, chronométrant le rythme de mon escalade,
me rappelle sans pitié la médiocrité de mes performances de fin d’après-midi.
 
introduire la clef dans la serrure de ma porte pour embrasser d’un seul coup
d’œil le vieux plancher de bois sombre s'égayant d'un rayon de soleil, la pureté du ciel
bleu et les toits de Paris se profilant au-dessus des murs blanchis à la chaux.

apercevoir la petite cour intérieure ornée de plantes vertes suspendues
aux fenêtres des voisins d’où s’échappe une lumière tamisée.

le décor de style Régence entremêlé de notes modernes, le confort douillet
des draps de coton blanc un brin râpeux, l’éclat des fleurs et des fruits déposés
sur le comptoir de la cuisinette.

le flou artistique que j’apporte à cette oasis de paix : les journaux, les livres
et mon carnet de voyage empilés dans un coin, ma boîte d’aquarelle, mon coffret
à crayon et mes papiers posés sur la table. Quel bonheur de rentrer chez soi !

 
 
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